28 mai 2011

Le Festival Le Non Sens, c'est fini ?


Le Festival Le Non Sens, ça nous a plu mais... c'est fini ! Le dernier soir du festival, la soirée au Temps Machine bat son plein et les artistes invités mettent le feu. Le Grenier en a profité pour rencontrer les membres de l'association Go Down Laughing et organisateurs de ce festival qui nous aura fait bouger durant 4 jours. 


Le Festival Non Sens, c'est votre première édition. Pourriez-vous nous parler de Go Down Laughing votre asso et du déroulement du festival ?

Pierre-Yves :
Go Down Laughing, ça s'est créé il y a un an et demi dans l'objectif de créer ce festival Non Sens, mais aussi de créer une sorte de dynamique autour d'évènements culturels, que ce soit de la musique, de la photo... On a fait plusieurs trucs dans l'année : des tremplins, des expos, des réunions entre artistes. Et le festival Non Sens qui est l'aboutissement d'un an et demi de travail.


Comment avez-vous élaboré la prog du festival ?

Sylvain :
Vu qu'on est un groupe un peu différent au niveau des styles, on s'est un peu répartis les univers. Puisque Pierre-Yves et Clément sont plus rock/électro, c'est eux qui ont géré toute la prog surtout aux Joulins, aux 3 O et la soirée au Temps Machine. Du coup c'est moi, et avec d'autres gens qu'on a contacté, on a réussi à trouver une prog reggae, jazz, chanson. On a essayé d'avoir tous les styles et de surtout miser sur la qualité. C'était pas forcément des groupes connus mais je pense que les gens qui sont venus ont pu constater que c'était en général des groupes où ça jouait bien.


Avez-vous eu des découvertes, des surprises sur cette prog ?

Pierre-Yves :
Des surprises, pas vraiment, des confirmations par contre. Il y a des trucs forcément qu'on écoute sur myspace, youtube mais tu ne sais jamais vraiment ce que ça donne en live avant de les avoir vus. Donc on a eu plutôt des bonnes surprises. Je pense à Motion of Hips par exemple, hier aux Joulins qui était vraiment très bien. Ca, par exemple, on avait juste vu des vidéos sur youtube, et oui, plutôt une bonne surprise.


Est-ce que ce festival est fait dans le cadre de vos études ?

Pierre-Yves :
En fait, on s'est rencontrés en classe par rapport à nos études. On avait un projet à faire et on s'est lancés là-dedans. Mais finalement, pour des questions de financement et parce que ça nous intéressait de sortir du cadre scolaire, on a complètement sorti le festival de ce cadre et ça n'a plus rien à voir avec nos études.


Go Down Laughing, c'est ce festival et ce que vous avez fait avant, mais qu'est-ce que vous prévoyez de faire ensuite ?

Sylvain :
Le but, ce serait de faire la même chose l'année prochaine et de remettre l'expérience et... soyons fous, en plus gros ! On va faire le bilan. Je pense qu'on restera sur cette période, c'est pas trop mal avant les gros festivals : il commence à faire beau, les gens sortent. Je pense que c'est un assez bon créneau. Après, je t'avoue qu'on n'y a pas tant réfléchi que ça pour l'instant. On verra !


Vous êtes étudiants en deuxième année de DUT... Comment allez-vous vous organiser l'année prochaine ?

Pierre-Yves :
Vu qu'on a fini nos études, il est possible qu'il y en ait de nous qui partent l'année prochaine... On s'est dit qu'on allait rester la même équipe mais qu'on ferait surement rentrer des gens en qui on a confiance et qu'on connait bien, histoire que ça roule aussi bien.


Comment avez-vous pu faire ce festival gratuit, même si la dernière soirée a été payante ?

Sylvain :
On est des gros mafieux en fait !

Pierre-Yves : Non, c'est surtout des recherches de subventions. Comme je l'ai dit tout à l'heure, on a commencé il y a un an et demi et ça nous a permis de prendre de l'avance pour ça et de monter des dossiers bétons, ce qui nous a permis d'avoir pas mal de subventions. Ensuite, ça marche surtout par des partenariats. Ce soir, c'est surtout le Temps Machine, avec qui on s'est arrangés pour la prog. Les autres jours, c'est soit des partenaires institutionnels, soit des trucs privés. Ca dépend vraiment : des hôtels où on a des prix, ou carrément du chèque.

Clément : Il y a aussi les bars qui participent pour la programmation des deux premiers jours.

Pierre-Yves : On a demandé une petite participation aux bars histoire de rentrer dans nos frais.


Question simple mais efficace, pourquoi le Non Sens Festival ?

Sylvain :
[Rires] Vas-y, je m'y colle ! Le Non Sens, parce que finalement ça a plutôt bien collé : c'était un festival qui était plutôt compliqué dans sa forme. C'était dans des lieux différents, ça a progressé : le premier jour il y avait un bar, jeudi et vendredi il y avait 5 bars, aujourd'hui c'est le Temps Machine. Donc les lieux changent, la programmation change puisqu'on passe du jazz au rock, à l'électro. Et le festival est amené aussi à évoluer. Au début on était partis sur des choses qui seraient peut-être dans la rue, sur des expos... C'est vraiment un festival qui est amené à évoluer et c'est un nom qui peut laisser place à beaucoup de choses.

Pierre-Yves : Le fait aussi que le but c'était que les gens se balladent d'un bar à l'autre. C'était intéressant de mettre le Non Sens comme s'il n'y avait pas de sens.

Sylvain : Formidable !

Clément : Très bonne réponse.

[Rires]


Vous êtes contents de ce festival ?

Sylvain :
Je pense qu'on peut dire que c'était une réussite. C'était pas gagné, même si on avait tous les éléments pour le faire, il aurait pu se passer n'importe quoi : le public qui n'aurait pas suivi, les groupes qui ne seraient pas forcément venus. On a eu des bons retours au niveau des artistes, au niveau du public. On est contents. Après, on fera le bilan, c'est peut-être un peu tôt pour dire si c'est une réussite. Peut-être que dans deux semaines on se dira qu'on aurait pu faire mieux, ou que là, on a fait le maximum. Mais pour l'instant...

Pierre-Yves : Oui, il n'y a pas eu d'évènement négatif majeur, donc à partir de là... Tout s'est bien passé. Cool !


Déjà des idées pour l'an prochain ?

Sylvain :
On a les trois quarts de la programmation, c'est en train de se faire !

[Rires]

Clément : Il faut d'abord qu'on pose le bilan de tout ce qu'on a fait...

Sylvain : Et puis il ne faut pas oublier qu'on est encore dans nos études et que ça finit dans deux semaines et qu'on a des petites échéances obligatoires qui arrivent aussi.

Pierre-Yves : Après ces deux semaines, on va replancher dessus.


En dehors de Non Sens, auriez-vous des coups de coeur ?

Pierre-Yves :
Non, on n'aime rien, on n'aime pas du tout l'art...

[Rires]

Pierre-Yves : Après, ça dépend si c'est des gros ou des petits trucs. En ce moment, j'écoute en boucle The Look de Metronomy.

Clément : Moi en ce moment, c'est Arcade Fire en boucle. Je retourne aussi dans ma période Patrice, Red Hot Chili Peppers, des choses que je connais depuis longtemps mais que j'écoute par périodes pendant un mois ou deux et après je passe à autre chose. Sinon, en nouveauté...

Pierre-Yves : Il y a Lorie qui a sorti un truc pas mal, là...

[Rires]

Clément : Non sinon en nouveauté, il y a le tout nouveau set de Mondkopf qu'il joue ce soir et qui est sacrément violent, et que j'écoute depuis trois quatre jours depuis qu'il est sorti sur les Inrocks. Sylvain ?

Sylvain : Moi, je suis un peu l'ovni niveau musique. Je suis pas mal penché jazz et j'ai pas mal fait de concert ces derniers temps.


Tu as un groupe de jazz ?

Sylvain :
Je joue du jazz mais j'en écoute aussi pas mal. Et je suis notamment allé à Paris où, à l'occasion du Django 100 j'ai pu voir des fils de Reinhardt... j'ai vu des trucs en jazz assez violents. On a des pistes...


Et qu'est-ce qu'il y a dans le Grenier du Non Sens Festival ?

Clément :
Une trottinette !

[Rires]

Pierre-Yves : Un éléphant...

Sylvain : Une mascotte...

Clément : Et beaucoup de musique...

Sylvain : Et des cabines solaires entre autres.

[Rires]



Interview du Grenier en collaboration avec Kevin Mc Callister de Tits & Acid.

Pour en savoir plus, le site de l'asso.

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